lundi 10 janvier 2011

Casablanca… pendant ce temps, le naufrage continue.


 

L'hôtel Lincoln épisode I
L'heure est grave, fidèle lecteur et fidèle lectrice ! Je vais appeler à signer une pétition en ligne, ce qui est une nouveauté sur ce blog.
Il ne t'aura pas échappé, non plus qu'à toi, que j'éprouve une affection particulière pour le paysage urbain de Casablanca, particulièrement les immeubles de l'époque coloniale.





L'hôtel Lincoln épisode II
Malheureusement, cette affection n'est pas partagée par tous et, après la villa Cadet, c'est au tour d'un des fleurons de cette architecture, l’immeuble Piot-Templier d'être menacé par les bulldozers, pilotés par quelque(s) inculte(s), sans doute plus riche que vous et moi. Nouveauté, cet immeuble est situé à l'angle du boulevard Mohamed V et de la rue Chaouia, c'est à dire, en plein milieu du quartier historique, non loin du marché central, dans l'alignement de l'hôtel Lincoln et de l'immeuble Bessonneau. Clairement, si on les laisse faire, ce sera la porte ouverte au saccage dans cette partie de la ville, une sorte de lobotomie urbaine.




L'hôtel Lincoln épisode III
Comment en est on arrivé là ? Je ne connais pas les détails, mais je suis au courant de la dynamique générale… Ces immeubles, somptueusement ornées dans ce quartier, qui sont occupés par des locataires dont les loyers ridiculement modiques sont bloqués depuis le début du siècle dernier, ne rapportent à leur propriétaires que des ennuis : familles inexpulsables, coûts d'entretien ou de mise aux normes faramineux. Conséquemment, ils tombent en ruine, sous les efforts conjugués du temps et des occupants des lieux, qui ne se soucient guère plus d'esthétique ou d'architecture que de civisme. Arrive un moment où c'est trop tard… 
On pourrait aussi se laisser aller à penser, en regardant l'hôtel Lincoln, que cette stratégie –attendre l'irrémédiable– est délibérée de la part des propriétaires…



L'hôtel Lincoln épisodeIV
D'autre part, comme dans le cas de la villa Cadet, l'urgence à démolir est inspirée par des considérations bien plus pragmatiques que le confort des habitants, la sécurité publique ou de quelconques considérations esthétiques ou culturelles.
Si on parlait d'autre chose ?
Humphrey des vacances

L'urgence, c'est que ces bâtiments sont sur le point d'être classés, et qu'attendre, ne serait-ce qu'un mois, c'est s'exposer au risque de se retrouver proprio d'un machin indémolissable. L'état actuel de la villa Cadet est d'ailleurs édifiant à ce sujet, puisque, démolie en juin septembre, les gravats ne sont toujours pas déblayés (on est en janvier) et se répandent même sur le trottoir, au mépris de tout règlement urbain et des riverains…

Avec le temps… comme chantait Sam

Voilà, j'ai dit.
Cliquez, signez :

Casablanca - Patrimoine architectural en péril
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